FAQs graphologie

Q

En quoi consiste la graphologie ?

R

La graphologie est une science humaine. Elle consiste en l’étude du caractère d’une personne à partir de son écriture.

L’écriture est à la fois, spontanée, personnelle et intime ! Lorsque nous écrivons nous couchons sur le papier une partie de notre conscient mais aussi de notre inconscient.

Notre écriture traduit donc nos valeurs, notre sensibilité et notre perméabilité ou pas à notre environnement, et suppose une interprétation différente selon les âges et les origines ethniques des individus.

 

Q

Peut-on encore aujourd’hui se fier à la graphologie en entreprise ?

R

Utilisée en entreprise, dans environ 60 % des recrutements, la graphologie n’a nullement la prétention de se substituer à d’autres tests, mais de les compléter. Elle reste pour les décideurs, un outil complémentaire d’aide à la décision dans le milieu professionnel, efficace et peu onéreux par rapport à d’autres tests.

Certains graphologues sont en mesure d’apporter des corrélations avec le MBTI* (16 profils Types), ainsi les tests se superposent afin de donner la meilleure adéquation possible en fonction des qualités exigées dans le poste par l’entreprise.
Le graphologue fournit un conseil et apporte une aide au recrutement.

*MBTI : Le Myers Briggs Type Indicator est un outil d'évaluation psychologique déterminant le type psychologique d'un sujet, suivant une méthode proposée en 1962 par Isabel Briggs Myers et Katherine Cook Briggs. Il sert comme outil dans les identifications des dominantes psychologiques des personnes dans des cadres liés au management ou aux problèmes dans le cadre des relations interpersonnelles.

Q

Quelle est la formation d’un graphologue ? 

R

Il faut être titulaire d'un baccalauréat (et avoir 20 ans) pour s'inscrire dans une école agréée. Le diplôme de graphologue s'obtient alors généralement après 3 années ou cycles d'études.

Les écoles de graphologie reconnues par les Associations ou Syndicats qui encadrent le métier conseillent les futurs diplômés d’avoir avant leur installation acquis une expérience raisonnable du milieu de l’entreprise et exigent généralement de compléter cette formation par 2 années d'études supplémentaires, soit en caractérologie ou en morphopsychologie ; cela permet, après quelques années de pratiques de présenter un dossier auprès du Syndicat Européen des Graphologues Professionnels, pour tenter d’obtenir en tant que Membre, dans un premier temps l’accréditation, et quelques années plus tard de reconstituer un dossier pour l’Agrément Européen.

Des spécialités peuvent être étudiées en complément du Diplôme de graphologue ou de psycho-graphologue comme la graphothérapie (rééducation de l’écriture) ou l’expertise (de documents et de manuscrits), par exemple.

Q

Que voit un graphologue dans l’écriture ?

R

Max Pulver, graphologue, écrivain et poète suisse a déclaré : « l’écriture consciente est un dessin inconscient ». On observe en effet à travers l’écriture, la force de ses sentiments, le degré d’émotivité, de réactivité, l’orientation des intérêts, son style de vie, la dynamique relationnelle, les formes d’intelligences, et d’autres aspects du comportement qu’il serait trop long de citer.

Elle met à jour les aptitudes de l’individu, ses motivations ou ses compensations.

Ainsi, la graphologie est un moyen de mieux comprendre l’autre, et pour soi de prendre conscience de ses forces ou des blocages et amène à une meilleure connaissance de soi dans l’intérêt d’un épanouissement personnel ou professionnel.

Q

Qu’observe-t-il ?

R

Le graphologue va regarder le document à travers son aspect général, puis scruter l’écriture dans les moindres détails selon, entre autres, la théorie des « 7 genres » définit dès la fin du 19e siècle par Jules Crépieux-Jamin, un des premiers graphologues français.

Il note les particularités suivantes :

  • L'ordonnance qui rend compte de la discipline sociale et de l'adaptation à un cadre donné.
  • La dimension qui exprime l'affirmation et la prise de position de chacun dans son milieu de vie.
  • La direction des lignes qui traduit l'orientation de la volonté vers un but.
  • La forme des mots qui reflète la manière de concevoir la vie et de s'identifier au milieu d'origine.
  • L'inclinaison des lettres, qui rend compte de la sensibilité et le contrôle relationnels.
  • Le lien entre les lettres qui indique le suivi dans les idées, les sentiments, la continuité des actes et le type de pensée.
  • La pression qui indique l'énergie physique et la volonté psychique avec laquelle on désire s'affirmer.
  • La vitesse qui correspond à la réactivité.

D'autres facteurs viennent ensuite compléter ce relevé de base par l'observation d'autres éléments et à l'aide d'autres théories.

Q

Mon écriture change souvent, puis-je faire confiance en la graphologie ?

R

Il est normal de constater que parfois notre écriture est différente, car notre personnalité évolue et nous sommes soumis à nos affects. Notre sensibilité, notre humeur et notre dynamisme physiologique peut être variable selon les moments de notre vie et les épreuves auxquelles nous avons à faire face.

L’outil que nous utilisons peut lui aussi affecter notre manière de nous exprimer par l’écriture manuscrite.

Le graphologue va vérifier le degré de variabilité de l’écriture dans le document, et si il perçoit l’expression de certains degrés de tensions, il peut demander à observer d’autres documents écrits à d’autres moments ou à d’autres périodes de la vie de la personne.

Q

Pourquoi faut-il préciser l’âge pour une analyse ?

R

L'écriture maladroite de l'enfant, conventionnelle et parfois originale de l'adulte, ou encore tremblante du vieillard ont des caractéristiques riches de sens, car elles comporte des caractéristiques liées à l’âge de la personne, sans toutefois la ranger dans une catégorie ou un stéréotype quelconque.
L’écriture est sensée évoluer avec l’âge, puisqu’elle est l’empreinte de tout notre être, une projection de soi sur le papier.
Connaître l’âge va permettre au graphologue de percevoir si des blocages sont liées par exemple à un problème d’épanouissement de la personnalité ou s’il s’agit d’une évolution normale.

Q

J’écris de moins en moins, et je prend souvent mes notes au clavier d’ordinateur, est-ce que cela peut changer mon écriture ?

R

Oui, il est évident qu’une utilisation intensive du clavier par rapport à l’écriture manuscrite peut influer sur la capacité à former avec les lettres avec l’aisance et la rapidité escomptée lors d’une prise de note. Certains finissent par perdre le goût d’écrire à la main, simplement parce que il leur semble que leur écriture n’est plus le reflet d’eux même ; cela engendre même parfois une perte de confiance en soi, en raison de la perte de lisibilité et de fluidité du geste.

Q

Une photocopie de document peut elle faire l’objet d’une analyse graphologique ?

R

Non, la Charte de Déontologie Européenne des Graphologues Professionnels, exige de refuser l’utilisation d’une photocopie à fins d’analyse ; cela est justifié et logique dans la mesure où le graphologue professionnel travail en effet à l’observation rigoureuse de l’écriture, à la loupe, et une copie ne permet pas un examen approfondi de la pression ou de la qualité du trait.

Q

Deux ou trois lignes suffisent-elles pour une analyse graphologique ?

R

NON, pour la simple raison que pour analyser une écriture, le graphologue a besoin d’un certain nombre d’éléments afin de limiter au maximum le risque d’erreurs.

Q

La graphologie est elle légale dans le recrutement ?

R

Aujourd’hui la NORME AFNOR a permis de faire reconnaitre la graphologie en tant que technique d’évaluation, et donc de légitimer son utilisation dans le processus de recrutement.

Tout d’abord il est indispensable de noter que depuis 2001, une norme AFNOR NF X50-767 – relative aux cabinets de recrutement – précise que « l’étude graphologique ne peut constituer le critère principal sur lequel le cabinet fonde son évaluation » et que « le graphologue a suivi une formation spécialisée à la graphologie de 3 ans minimum ».

Pour allez plus loin dans les textes de lois, on peut allez consulter l’article L. 1221-8, l’article L1221-6, l’article L2323-32

Aujourd’hui, 60 % des entreprises ont recours à la graphologie mais il n’y a, à ma connaissance, pas de jurisprudence relative à un contentieux entre un candidat et son recruteur concernant un test de graphologie.

 

Q

À partir de quel âge est-il possible de faire analyser l’écriture d’un enfant ?

R

Une analyse est réalisable dès la fin du CP. Cependant, cette analyse ne sera pas très approfondie puisque le geste de l’écriture n’est pas, en théorie, définitivement acquis. L’étude peut être complétée par des tests (comme l’analyse du dessin d’enfants, ou par le biais de l’échelle de graphomotricité (utilisée en rééducation graphique) pour une meilleure évaluation.

Un graphologue établit ses conclusions sur une situation donnée, mais il n’est en aucun cas, psychologue ou psychothérapeute, à moins d’en avoir suivi la formation.

Si une analyse révèle un problème chez l’enfant, il est du devoir du graphologue d’orienter les parents le cas échéant vers des spécialistes.

 

Q

Faut-il que je demande un « aménagement » à l’école ou mon enfant dysgraphique est inscrit ?

R

Un aménagement pourra effectivement être proposé à votre enfant si des problèmes d’écriture ont été relevés par un graphothérapeute, cela s’appelle un Projet d’Accueil Individualisé (ou PAI), il permet d’obtenir certaines aides en classe, comme des photocopies de cours, du temps supplémentaire pour effectuer les évaluations ou les devoirs, voire de lui accorder de prendre ses notes sur son ordinateur portable. Cela peut dans un premier temps l’aider, mais il faut penser à l’impact psychologique que cela peut avoir par rapport au regard des autres et ne pas amener une solution durable.

Il me paraît plus radical d’envisager un travail de rééducation de l’écriture, qui apportera une solution durable et un soulagement tant pour l’enfant, pour les parents que pour le personnel éducatif.

Q

Faut-il préciser au graphologue si l’on est gaucher?

R

Oui car les gauchers écrivent différemment, c’est pourquoi il est important de le préciser.

Q

A l’ère des candidatures par e-mail, comment les entreprises font-elles pour obtenir une analyse graphologique ?

R

Les managers ou les recruteurs qui ont l’habitude d’utiliser la graphologie dans leur système de recrutement, savent adapter leur stratégie et obtenir une lettre de motivation manuscrite en mentionnant dans l’annonce, l’obligation à tout candidat du fournir la « LM » pour postuler ou demandent lors d’un entretien de rédiger leurs motivations ou le résumé de l’entrevue, puis de signer le document.
Ainsi implicitement, l’entreprise dévoile son intention de recourir aux service d’un graphologue.

Q

Je souffre de crampes à la main, est-ce qu’une rééducation de l’écriture pourrait me soulager ?

R

Oui ! Il faut tout d'abord dédramatiser ; cette affection se nomme couramment "la crampe de l'écrivain" et fait souffrir, mais même s'ils ne peuvent agir sur l'origine de la pathologie, les médecins et les kinésithérapeutes peuvent calmer douleur. Ces crampes n'ont rien d'alarmant ans soi (en dehors de tout problème neurologique grave), mais il serait à la longue dommageable de laisser s’installer un découragement qui finirait par ôter toute envie d’écrire à la main.

Il est possible de retrouver un soulagement par des exercices adaptés en lien avec la graphomotricité afin d’aider à éliminer les postures ou les tensions dues à la manière d’effectuer la préhension de l’outil graphique.

Q

La signature est-elle indispensable au graphologue ?

R

Oui, la signature est importante pour le graphologue car elle exprime la manière dont la personne veut être perçue par le monde qui l’entoure. Il arrive que cela diffère vraiment en fonction de sa nature plus profonde.
On peut dire que le texte correspond à l’être intime et la signature à l’être social ; si la signature est identique au texte, il n’y a pas de différence entre les deux, dans le cas contraire, la comparaison donne au graphologue des informations concernant ce que la personne peut chercher à cacher sur elle-même.

Q

Quel public rencontre le plus souvent des problèmes de dysgraphie ?

R

10 % des enfants ont une dysgraphie (troubles de l’écriture non dus  à un retard neurologique ou intellectuel). Elle peut être le reflet d'un trouble affectif plus ou moins associé à une hyperactivité avec déficit de l’attention (TDAH) ou toucher des enfants intellectuellement précoces (EIP).

Il y a également un grand nombre d’adultes qui n’aiment pas leur écriture (elle ne correspond pas à l’image qu’ils veulent laisser à travers elle), ou pour qui lâge, la maladie, ou encore une utilisation trop intensive du clavier, peut finir par affecter l’aisance de l’acte d’écrire.

Q

En combien de séances de graphothérapie peut-on espérer voir des résultats ?

R

Évaluer le nombre de séances de graphothérapie est difficile car chaque rééducation est unique. Certains progrès se voient à partir de cinq séances, d’autres d’une dizaine. Tout dépend des causes et des possibilités d’investissement physique et psychique du jeune ou de l’adulte.

Généralement, il faut compter, en moyenne entre 7 et 20 séances  de graphothérapie pour que l’écriture redevienne un plaisir.

Q

Comment savoir si j’ai besoin de consulter un graphothérapeute ?

R

Une écriture qui donne l’impression de renvoyer une mauvaise image de soi, qui entraîne une souffrance psychique (démotivation, découragement, dévalorisation) ou une souffrance physique (douleurs), nécessite une rééducation.